Chères toutes et chers tous,
Le 27 février, le Salon de l’Agriculture s’ouvrira une nouvelle fois sur fond de grogne agricole à Paris. L’occasion de nous interroger sur le futur de l’agriculture. Que nous donnera à manger, mais aussi à respirer, l’agriculture de demain ? En tant qu’observatoire de la qualité de l’air qui surveille les résidus de pesticides dans l’atmosphère depuis 2011, nous avons fait de cette question le thème central de notre dossier. Ne manquez pas d’écouter notre épisode podcast avec le Docteur en agronomie Olivier Husson, et de lire notre article sur les pratiques viticoles inspirantes des Vignerons de la Sainte-Victoire !

Février, c’est aussi le mois de la présentation publique très attendue du second volet de l’étude SCENARII. Dix ans après avoir évalué les risques sanitaires sur la zone Fos-étang de Berre, comment évoluent les polluants ? Quel est l’impact des actions menées pour les réduire ? Réponses dans notre webinaire le 12 février.
Nous revenons également sur le feuilleton des Zones à Faibles Emissions (ZFE). Au travers d’un bilan dressé sur leur efficacité à Marseille et à Nice, et d’une tribune signée par notre ingénieur d’études & modélisation, Benjamin Rocher, sur leur lien avec le renouvellement du parc automobile particulier en région Sud. Bref, une nouvelle newsletter inspirante, que nous vous souhaitons de découvrir avec autant d’intérêt que de plaisir ! Bonnes découvertes !
Le feuilleton
ZFE : quelle efficacité à Marseille et à Nice ?

Zones en voie de disparition. Les ZFE, Zones à Faibles Emissions, vont-elles disparaître des grandes villes de France ? Si la question s’est imposée dans le débat politique au printemps 2025, « le feuilleton ZFE » enchaîne depuis les épisodes. En janvier, les députés et sénateurs ont acté leur probable suppression en commission paritaire. Laquelle restera finalement dans l’attente d’un ultime vote à l’Assemblée, en raison des élections municipales de mars. Avant la sortie de cette prochaine saison, que peut-on dire de l’impact sur la qualité de l’air des deux ZFE déployées en région Sud, à Marseille et à Nice ? Inspirons ! fait le point.

| Tribune | Véhicules moins polluants : l’impact positif des ZFE de Marseille et Nice ? |
| Notre ingénieur d’études & modélisation, Benjamin Rocher, signe une tribune où il interroge le rôle joué par les ZFE et les normes EURO dans le renouvellement du parc automobile régional, favorable à la qualité de l’air. |
Dans l’actu
« TOO MUCH »: le plastique dans tous ses états

Absurde. C’est le ton qu’a volontairement souhaité donner Polyvia, le syndicat national des plasturgistes et des composites, en lançant mi-janvier une campagne publicitaire annuelle dans plus de 250 supermarchés de l’Hexagone. Des affiches où le lobbyiste du plastique tente de faire valoir l’utilité du polymère, victime selon lui « d’idées reçues ». Sous le slogan« les emballages plastiques, pas systématiques mais souvent logiques », des affiches déclinent des situations loufoques (un yaourt dans un pot en poils, des sushis emballés dans un glaçon…) dans le but d’interpeller le public sur « le rôle essentiel que les plastiques remplissent dans la chaîne de valeur ». Affichant « souvent un bon positionnement environnemental ».
Des affirmations que le lobbyiste appuie sur base d’une « étude scientifique » (réalisée par un cabinet de conseil), qui omet de mentionner le recours aux fossiles nécessaires à la fabrication du plastique, comme les substances chimiques et les nanoparticules (microplastiques) que l’on retrouve dans les terres, les mers, l’atmosphère et les organismes vivants suite à son usage.
💡A l’heure où la pollution plastique représente un fléau sanitaire et environnemental, que les règlementations se multiplient pour tenter de limiter les dangers liés à sa pollution (en France, la loi prévoit la fin des emballages à usage unique en 2040 et le plan « ReUse » veut inciter au réemploi des emballages en grandes surfaces), cette campagne, qui intervient au moment où l’industrie française et européenne du secteur est malmenée par la concurrence asiatique, semble en effet « Too much ».
👉🎧 Le point positif, c’est qu’elle vous donne l’occasion de (ré)écouter notre épisode podcast dédié aux microplastiques avec le biochimiste et directeur de recherche au CNRS Gaël Le Roux pour invité. Et lui, il n’appartient pas à un cabinet de conseil…
Bonne nouvelle !
La pollution de l’air par les microplastiques est beaucoup moins conséquente que ce que l’on pensait. C’est ce que démontrent des chercheurs de l’Université de Vienne (Autriche) dans la revue Nature. Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont passé au crible 76 études mondiales portant sur le sujet. En s’appuyant sur un modèle qui reproduit le fonctionnement de l’atmosphère, ils ont simulé le transport des particules, distinguant les sources terrestres et océaniques. De quoi dégager des émissions mondiales plus ajustées, estimées annuellement à environ 6 × 10¹⁷ particules en provenance de la terre, et à 3 × 10¹⁶ particules des océans. Soit, deux à quatre ordres de grandeur inférieure aux quantités dressées par certaines études jusqu’ici. Une bonne nouvelle pour la santé environnementale ! A noter qu’elle ne remet pas pour autant en cause les alertes de la communauté scientifique sur les effets préoccupants de la pollution aux microplastiques.
Il est encore temps !
1. De vous inscrire à notre webinaire de présentation publique des résultats du second volet de l’étude SCENARII, « Evaluation des risques sanitaires chroniques par inhalation sur la zone Fos-Etang de Berre ». C’est le jeudi 12 février, de 9h30 à 12h, en présence de nos partenaires.
2. De candidater à la seconde édition de nos Trophées « Pionniers du Climat 2030 », organisés conjointement avec la Ville de Marseille. Entreprises et associations aux actions inspirantes, c’est le moment de vous faire connaître !
3. De répondre à notre sondage express pour connaître vos attentes vis-à-vis de votre média Inspirons ! (sujets-formats). 5 minutes montre en main, pas plus !
A la Une
De l’air à la terre : une agriculture sans pesticides, c’est possible ?

Manger et respirer. Que nous donnera à manger, mais aussi à respirer, l’agriculture du future ? Des cultures sans pesticides et autres intrants chimiques sont-elles envisageables à grande échelle ? On pose la question dans l’épisode de notre podcast avec le Docteur en agronomie Olivier Husson. Et on l’illustre par la pratique en mettant en lumière l’approche viticoles responsables des Vignerons de la Sainte-Victoire.

Podcast | De l’air à la terre, quel futur pour l’agriculture ?
Quelle transition pour le monde agricole ? Le Docteur en agronomie Olivier Husson, défenseur du fonctionnement biologique des sols, est l’invité de notre épisode pour creuser le sillage de l’agriculture de conservation. Ecouter

Initiative inspirante | Chez les Vignerons de la Sainte-Victoire, le travail du sol a remplacé les pesticides
En 20 ans, l’association viticole a écarté 70% de molécules phytosanitaires chimiques de ses pratiques. Le terroir est aujourd’hui vierge de tout usage fongicides, insecticides et herbicides. Excepté en « cas d’urgence ». Découvrir
Nouveau défi !
Ligne SNCF dans les Alpes du Sud : un nouveau projet sur les rails
Régénération ferroviaire. Après avoir accompagné le projet d’électrification frugale de la ligne Aix–Marseille en 2021, AtmoSud embarque à bord du projet de performance ferroviaire Alpes du Sud, porté par SNCF Réseau. Il concerne la régénération de la ligne Marseille-Briançon sur deux tronçons (Aix-Veynes et Veynes-Briançon). Soit 307 km traversant 4 départements (13, 84, 04 et 05). Plus de 90 zones de travaux sont prévues sur des ouvrages d’art, des tunnels et des voies. Ils débuteront au troisième trimestre 2027 pour une mise en service progressive en 2029. Et un retour complet à la normale en 2030, en amont des Jeux Olympiques dans les Alpes. Les résultats de nos mesures d’impact sur l’air et le climat que nous aurons pratiqués durant cette phase de travaux seront intégrés à l’étude d’impact attendue pour mars 2026.
AtmoSud dans les médias

+ A Marseille et dans la région, la qualité de l’air continue à s’améliorer, mais pas assez vite
+ Pollution à l’école de la Pépinière : une étude démontre que la qualité de l’air correspond aux normes
+ La qualité de l’air s’améliore à Marseille, « mais il faut poursuivre les efforts »
+ L’air en région Sud est moins pollué qu’il y a 10 ans
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Un beau mois de février à chacun.e d’entre vous !









